24 décembre 2008
Cadeau
C'est Noël,
et puisque vous avez été bien sages,
je vous offre un cadeau,
demain matin, au pied du sapin...

Voici pour vous, en exclusivité, une nouvelle.
Vous êtes les premiers à la lire!
Mais j'ai besoin de vous pour lui trouver un titre,
je suis toujours à court d'inspiration pour les titres,
alors aidez-moi!!!
J'attends vos propositions...
21 décembre 2008
Envie de voyage
Debout dans l’entrée
Les valises enfin bouclées
Prêtes à voyager

Juste de retour
Les valises encore fermées
Debout
dans l’entrée
19 décembre 2008
joyeuses fêtes de Noël
C'est parti pour une semaine de folie! Du boulot, du boulot, du boulot!!!!
8 jours intenses qui me laisseront peu de temps pour butiner sur vos blogs...et sur le mien!!!
La porte du chantier reste ouverte,
je vous laisse de la lecture,
venez quand vous voulez!
Bon Noël à tous !

18 décembre 2008
Petit bonheur à boire
La
bonne bouteille
On
la gardait précieusement pour une occasion. Naissance, anniversaire, une
promotion à fêter.
Et puis non. On va l’ouvrir ce soir. Pour rien. Pour faire
une surprise.
A toujours attendre le moment extraordinaire, ne passe-t-on pas à
côté de l’essentiel, l’instant fragile d’un bonheur simple ?
Préparer
quelques toasts, poser les verres sur la table du salon. On savoure par avance
le nectar moelleux qui caressera la langue. On se régale déjà du plaisir qui
fera briller les yeux. C’est une bonne année.
fabienne novembre 2008
16 décembre 2008
Djebel...je l'ai lu!

Quatrième de couverture
Quarante années durant, ils ont gardé leur secret.
1960 : un jeune appelé du contingent se suicide sur le bateau du retour.
2001 : ses compagnons d'armes disparaissent un à un.
En quarante-huit heures, Sébastien Touraine et Aïcha Sadia vont découvrir que, des deux côtés de la Méditerranée, l'histoire continue.
Je viens de terminer ce roman, acheté au salon du livre de Pau et pourvu d'une charmante dédicace!
Oui, les "mystères ensablés" de Djebel m'ont ravie.
Le thème choisi m'avait interpellée : la guerre d'Algérie, vue non pas du côté politique mais du côté humain.
Sébastien Tourraine, enquêteur sagace au grand coeur, m'a séduite. Comme la plus part des grands détectives, il traîne derrière lui les "casseroles" d'une douleur sentimentale. C'est un loup solitaire, indépendant, par moment en marge d'une société imparfaite.
L'intrigue est bien bâtie, avec suffisamment de rebondissements pour tenir en haleine la lectrice assidue de polars que je suis.
Et cet infinitif, un peu surprenant au début, j'y ai pris goût, il rythme le texte entre réflexion et action.
Le mode de déroulement de l'histoire est déjà vu (alternance de séquences vécues par les différents protagonistes) mais il fonctionne bien. Peut-être le dernier rebondissement de l'affaire est-il à mon goût superflu parce que trop spectaculaire (le coup du cercueil!).
Pour conclure, j'ai passé un bon moment, portée par une écriture nerveuse mais soignée.
Et mon petit doigt m'a dit que la suite de ce thriller sortira à la fin du printemps 2009!!!
PS: non -fumeurs s'abstenir ou bien ouvrir les fenêtres! ça clope sec dans la police à Marseille!!!
13 décembre 2008
Petits bonheurs...

Les bougies d’anniversaire
On avait décidé
qu’on n’en mettrait pas. Passé un certain âge, ça ne se fait plus. La petite
plaque en sucre chimique avec ses lettres dorées, c’est suffisant.
On a quand
même demandé à la petite dernière, déjà adolescente. Elle a dit non, d’un ton
agacé. Bien sûr, elle a raison, c’est dépassé, c’est enfantin.
Mais au dernier
moment, alors que le gâteau est sur le plat, prêt à partir, on décide que, oui,
on en mettra. Tant pis pour le côté puéril de la chose.
Vite, chercher le paquet
dans le placard, vite, planter au hasard, il n’y a pas le nombre, ce n’est pas
grave, on va s’arranger avec les mathématiques, vite, le briquet. Éteignez les
lumières !
Dans la pénombre, à la lueur fragile des bougies
d’anniversaire, tous les yeux brillent.
fabienne novembre 2008
09 décembre 2008
Petits bonheurs...
Dessin de Béatrice*
La
première tasse de thé
Les yeux sont encore embrumés de sommeil mais
dans la maison silencieuse, on trouve les gestes sans réfléchir. Plateau,
tasse, théière, sucrier. Mettre l’eau à chauffer.
On ouvre la boite à thé et
l’arôme des feuilles noires se diffuse, fragrances de cuir vieilli mêlées de
tabac. On dose dans la théière la cuillère réglementaire.
L’eau fredonne à
présent un air connu. On la verse aussitôt et la vapeur parfumée s’élève en
volutes caressantes, promesses certaines, dans le matin qui s’installe, de la
première tasse de thé
*Merci à Béatrice qui m'a si gentiment prêté ses théières. Son blog s'enrichit chaque jour de dessins magnifiques, c'est un régal pour les yeux!
07 décembre 2008
Voulez vous jouez 3
Voici vos nouvelles créations!!!
(Val)
à réserver;
maison à scénarios en essais
curieuse, variée, mesurée.
ironie assurée.
vue, courue, examinée, consommée
mais insoumise, voir coriace, comme sa Maman, un amour!
maison rêvée en somme
caresse : ce nom censuré@ . avoir évincé . com

amour-amour (Béatrice)
m'énerve m'énerve, ma sœur
à écumer ainsi mon courrier amoureux.
m'ennuie m'ennuie, mon cousin
à cuisiner ses menues manies
m'écœure m'écœure, ma mère
à verser sur nous ses raisonnances sérieuses,
avec ses amies commères, ma mère nous assassine.
mais oui, ma mère, mais oui...
nous savons...
"mon amoureux a mauvaises manières."
...si savoureuses...
mon amoureux ravive mon âme avec ses rêves roses si curieux
sans nous en soucier,
nous en rions sur ces mousses où mon cœur s'ouvre sans réserve.
oui, ma mère, nous sommes ainsi.
mon amoureux sur mes soirs verse ses excès;
ça nous rassure...
nous nous enivrons sans
vin.
ça vous énerve...
nous nous aimerons, sans vernis.
nous annoncerons nos avenirs communs
nous serons rois
nous irons avec son camion à six roues
vivre en une même voix un amour sans crise.
viens, mon amour.
ma mère criera...ou n'en saura rien.
mon cousin saura....mais n'en croira rien.
ma soeur, envieuse, écumera mon courrier...
05 décembre 2008
Où vas-tu Fabeli ?

Je ne sais pas.
Je suis partie le
jour de ma naissance et j’avance.
C’est une route
praticable. Elle peut être belle. C’est à voir.
Avancer. Pas le
choix. Immobile impossible.
C’est par où ?
C’est par-là ?
Droit devant, tout
tracé.
C’est pas sûr. Je
tâtonne.
Hésitations
Suppositions
Dérisions.
Impossible immobile.
Je marche sur les
traces, m’en détache, m’en détourne.
Mon empreinte veux
creuser.
C’est par où ?
C’est pour quoi ?
C’est pour rien, pour
finir en pluie fine, en coquillage, en reptile.
C’est par où ?
Dans quel sens ?
J’avance.
Une lumière
j’aperçois, tout au fond, minuscule,
Qui fait taire ma
déraison.
Fabienne
octobre 2008
01 décembre 2008
C'est vous qui jouez 2

moi comme aucune (Béatrice)
me savoir anxieuse
me ravine
me mine
m'évanouir ne mène à rien
mourir encore moins
mon ennemie
sésame sans âme
s'exerce comme en un roman noir
en une course insensée
une course en sens inverse
amère ironie
cernée
vaincue
non
rêve-erreur ou vision curieuse
me ranimer
vivre sans ruser
écrire
crier mes envies
rénover ma vie
si ma mémoire se creuse ou se remise
virer ces eaux vicieuses
ces mornes rivières
crever ces ronces enracinées
à mes noirceurs sans nuances
examiner mes cavernes
voir mes erreurs
mener mon évasion
courir à ma survie
raviver une essence à ma vie
comme une eau en ascension vers sa source
avoir à m'émouvoir comme sur une naissance
sur mes années mémoire ou mes années avenir
vivre
aimer
suis une race à me nourrir sans soumission

rime ou rive (Janeczka)
Ecrire, se nourrir
Sans raison ni saison
Une rime comme une rive.
in reverse (Janeczka)
A verse, an ocean
Senses, visions unseen
Seasons in reverse.
(traduction
un vers, un océan
des sens, visions invisibles
saisons inversées)

