chantier à lire

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30 mai 2009

Mes mots voyagent

...ils s'envolent sur la toile au gré des vents favorables et se sont posés , sur le site d'Ecrits-vains

Variations sur l'absence...vous trouverez  dans la rubrique Théma d'Anita Beldiman de beaux textes à déguster du bout des yeux. Poésies, ou nouvelles, il y en a pour tous les goûts.

Douce douleur, plaie vive, lente agonie,
l'absence jette sur nos vies un sel souvent amer.

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Un temps pour tout
Marché infinitif
L'exil

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25 mai 2009

Sad sunday....à découvrir

En parcourant le salon du livre de Pau en 2008, j'avais rencontré Gilles Vincent qui venait de publier Djebel, dont j'ai parlé ici.

Aujourd'hui, Gilles publie Sad Sunday. (cliquez sur l'image pour lire la présentation)

sad_sunday_01

Cet après midi, je me suis empressée d'aller chercher ce roman que j'avais  réservé à la Crème du crime, une petite librairie fort sympathique.
Et j'ai eu la joie de retrouver Gilles Vincent lui même en personne qui m'a offert une très gentille dédicace.
A présent je vais le lire (le roman, pas l'auteur!!!) et je vous dirai bientôt ce que j'en pense.

Posté par fabeli à 22:17 - lectures en cours - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Royale ennemie

Tu tentes de venir par surprise et parfois tu y parviens. D'autres fois je suis assez vigilante pour sentir, à quelques signes avant-coureurs, que bientôt tu me rendras visite.

Tu fais preuve d'une régulière obstination dans l'accomplissement de ta sale besogne.

Tu arrives, royale, avec ton cortèges de signes secondaires. Celui-ci trouble ma vue, celui-là brouille mon estomac, et le troisième, là, qui perturbe ma parole, me donnant un mot pour un autre dans un désordre consternant.

Toi, reine absolue sur ton empire, tu patientes, en lisière, attendant le moment favorable, guettant la faiblesse de mes défenses. Tu t'avances alors, implacable, tu prends tes quartiers pour une durée indéterminée, tu t'installes, avec armes et bagages dans tous les replis de ma tête. Tu ne me laisses aucun répit. Tu cognes comme une folle, jour et nuit, tu danses ta sarabande infernale avec une application douloureuse.

Et comme je te connais bien, depuis si longtemps, je sais qu'il ne sert à rien de te demander gentiment de partir. Alors je saisis les seules armes dont je dispose, dérisoire petits comprimés dotés de pouvoir bien limités. Fidèles agents totalement dévoués à ma cause, ils tentent de combattre l'intensité de ton pouvoir. Avec courage ils mènent pour moi une lutte sans merci. Tu redoutes un peu leurs actions, tu es bien obligée de tenir compte de leurs principes actifs qui réduisent ta vitalité pour un temps. Le temps pour moi de retrouver un semblant de calme cérébral.

Je te devine, retranchée dans quelque repli avec ta cour, tu attends le moindre signe de faiblesse de tes adversaires pour reprendre le dessus, et prouver ta supériorité. Et moi j'assiste à vos échanges tumultueux, j'envoie, si c'est possible, quelques renforts médicamenteux et je prends mon mal en patience, soutenue par la certitude que tu finiras par quitter les lieux, en quête d'une nouvelle proie plus docile.

Bientôt je te sens faiblir, ta puissance de feu se trouve amoindrie. Tu songes à faire tes valises, tu rappelles tes troupes. Ça peut bien prendre encore plusieurs heures pendant lesquelles tu arpentes ton domaine avec des regains de vigueur inattendue. Tu traînes les pieds pour partir, tu tournes et retournes.

Je me fais toute petite pour ne pas raviver ta colère, j'accepte de reconnaître ta grandeur et ta puissance. Tu es celle contre qui je ne peux rien, tu es la reine, ton règne est éternel, mais s'il te plaît, pour cette fois au moins, laisse moi en paix.

Fabienne

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21 mai 2009

sale attente

Voilà une heure qu'elle patiente. Une heure dans cette salle d'attente. Poussière, sueur, ennui. Que des vieux! Non, pas tout à fait. Des mères avec de jeunes enfants intimidés. Et des vieux. Des vieux boitant, hésitant, bégayant. Un vieux plus vieux encore, affalé dans un fauteuil roulant, échoué au beau milieu de la pièce. Colis consigné en attente d'être récupéré.
Elle a porté un livre. Feuilleter d'un air distrait. S'apercevoir qu'on l'a déjà lu. C'est idiot. Relire un peu. Passer le temps.
Monsieur Laplace. Madame Arroyo. Mademoiselle Aurélie Sassus. Ça entre, ça sort, ça entre, ça sort. Bonjour madame, entrez. Au revoir monsieur, sortez. Elle est peut-être là jusqu'à la nuit, jusqu'à demain matin, les fesses de travers sur la banquette étroite. Fermer le livre, ranger le livre. Fermer les lunettes, ranger les lunettes. Fermer les yeux, ranger les yeux. Les replier soigneusement, gommer les gens, les voix, cette odeur d'enfermement qui imprègne l'estomac.


Dehors il a plu un peu sur le vent de poussière, le trottoir est veiné de jaune pâle. Elle rejoint la voiture en marchant d'un bon pas pour s'aérer. L'odeur têtue de cette sale attente la suit. Bien rangée dans son sac, l'ordonnance. + 0,50 œil droit, + 0,75 œil gauche, verres progressifs.
Pas de la cochonnerie fabriquée à Taïwan. Une vraie marque, c'est très bien, on s'habitue vite. Ça n'ira pas en s'arrangeant.

Que des vieux! Elle aussi. Une vieille en gestation. Et l'accouchement, c'est pour quand? Dix ans? Quinze ans? Vingt ans? Est-ce qu'ils le savent, les vieux, qu'ils sont vieux? L'épave, dans son fauteuil, elle le sait?

On se couche un soir, on n'est pas vieux. On se lève un matin, on est vieux. Mauvais yeux, mauvais dents, mauvaises jambes…

Elle marche d'un bon pas dans la rue. Ses jambes vont bien, merci. Elle veut oublier cette petite douleur réticente dans la hanche. Il n'y a pas de douleur. C'est une mauvaise idée. Elle choisira peut-être ces nouvelles montures à la mode, celles que l'on voit sur les visages éternellement lisses des présentatrices du journal.
Rentrer, préparer le dîner, vérifier les devoirs. Eviter les miroirs.

Fabienne 20 avril 2009

PICT1024

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20 mai 2009

Pluie

Zut! Il pleut!

Parapluie oublié. Coiffeur foutu, chaussures mouillées.

Fichue journée, ciel gris plombé.

Flaques à sauter, gerbes d'eau sale. Courir, courir encore.

Où s'abriter? Rue liquide et sans espoir.

Galoper sur le trottoir. Flaque, flaque, flaque.

Manteau mouillé, claquer des dents. Chaussures éponges, flac! Flac! Flac!

Cheveux trempés sur joues glacées.

Pluie, vent. Pluie, vent. Tango torride des éléments.

Lutte acharnée. Ne pas lâcher. Pas s'envoler.

Pluie, vent. Pluie, vent. Liaison fatale.

S'arque- bouter. S'envelopper. Se resserrer.

Livrer bataille au couple infernal.

Lutter, lutter, lutter.

Rue torrentielle, pavés glissants.

Piétons brindilles, voitures poissons.

Garder le cap. Courir, courir, courir.

Yeux embués. Presque arrivé.

Trouver sa porte, trouver sa clef.

S'engouffrer, s'effondrer, respirer.

Se secouer, déshabiller, éponger, frictionner.

Eternuer, coup de froid, s'emmitoufler.

Envie d'un thé, mettre de l'eau à chauffer.

Ttasse et cuillère, arôme d'herbes sèches.

Lumière tamisée, musique douce, coussins câlins, jambes repliées.

Se retrouver, se reposer. Petites gorgées de volupté.

Dehors, pluie d'orage, vent de rage, valse violente.

Dedans, cocon chaleur, ventre douceur.

Fermer les yeux, s'envelopper de patience.

Après la pluie, vient le beau temps.

Fabienne, mai 2009

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17 mai 2009

Dis, Fabeli, où es-tu?

poisson_rouge_1Je suis assise à la table de la salle à manger. Cuillère de yaourt, tasse de thé, matin gris pluvieux. Maison silencieuse, ronron de l'aquarium, poisson curieux qui observe d'un œil surpris la bête étrange et monstrueuse qui apparaît dans son champ de vision.

Je suis là, avec moi-même, tête-à-tête matinal et régulier. Je me retrouve, je m'interroge, je prends de mes nouvelles. Début de journée, page blanche offerte, je réfléchis. Je me réfléchis.

Je suis dans le milieu de ma vie. On ne sait pas exactement si c'est le milieu. On le suppose, on l'espère. Et puis non, ne pas vieillir, pour ne pas perdre la face, finir en vieille peau pleureuse ou cinglée. Et puis si, aller le plus loin possible, on ne sait jamais, on en a vu d'autres, toujours debout, toujours en marche, l'esprit vif, le cœur serein.

Je suis sur la route, mes valises à la main. J'ai fait un bout de voyage. Ça va. Parfois je me perds dans la brume, mais j'avance; j'imagine la route devant moi. Droite et belle? Etroite et sinueuse? C'est à voir. Et pour ça, une seule chose, avancer. Avancer.

Fabienne 01.05.09

Posté par fabeli à 08:33 - Dis, Fabeli... - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2009

Tauto quoi?

Tautogramme

écrire un texte dont tous les mots commencent par une ou deux  lettres préalablement choisies.

J'ai choisi C et N

naufrage_2

Naufrage

Noirs nuages

Ciel crevasses

Contre courant

Navire chavire

Coque crevée

Corps coincés

Crier, craquer, clouer

Nuit céleste

Noir naufrage

nuage_1

Carnaval

Nature chérie

Chemin cueilli

Ciel nuance chaleur

Corps nénuphar

Nuages caressés

Chevauchées, cavalcades

Chien, cheval, chacal

Céleste carnaval

Fabienne mars 2009

Posté par fabeli à 08:39 - Envie de poésie - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mai 2009

C'est fini...

Mais non ! Je ne ferme pas boutique!!!

Ce sont juste les douze nouvelles sur le thème du marché qui sont finies.

Vous avez été nombreux à venir lire et commenter ces textes, je vous en remercie.

Grâce à vos commentaires je vais me remettre au travail pour affiner, peaufiner... et on verra bien!

De toutes façons, je vous tiendrai au courant, c'est sûr.

En attendant, le chantier reste ouvert! A bientôt!

PS : je viens de copier-coller vos commentaires sur les 12 textes
et ça fait quand même 14 pages!!!
J'ai de la matière...

Posté par fabeli à 22:14 - fabillets - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mai 2009

Le jour des clémentines

...les commentaires

Posté par fabeli à 09:17 - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mai 2009

Le marché de monsieur X

...les commentaires.

Posté par fabeli à 08:49 - Mots de plumes - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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