29 août 2009
Dis Fabeli, à quoi tu penses ?
Je voudrais ne penser à rien, mener une petit vie tranquille, sans à coups, sans histoire. Ça n’existe pas. Vivant c’est déjà une histoire. Il y a la chair, il y a le sang. Et la peau, les mains, les bouches qui se touchent. Il y a les yeux qui voient ou qui ne voient pas.
Une vie magma, une vie volcan. Qui fume, pète, balance des scories sur la gueule. Une vie en lave qui découle de nous, du dedans, du cœur, du ventre, du centre. Ça sort, ça brûle, ça fait peur. On ne peut pas faire autrement, on ne décide pas. C’est la mère, la terre qui décide pour nous. Fusion, explosion, éruption.
Je pense à moi, à mes petites douleurs intérieures qui font des bulles, qui bouillonnent. On ne les entend pas, on ne devine pas. Le volcan est endormi. On s’installe sur ses pentes, ce n’est pas grave, il est sage, il est fertile. On est bien, là, on est au chaud, à l’abri. Et puis le volcan va se réveiller. Ou peut-être pas. On joue à pile ou face. On ne joue que sa vie et rien d’autre. Ce n’est qu’une vie. Il y en a tant.
Je pense à toutes ces vies, à toutes ces morts qui s’empilent. Tranches napolitaines vie- mort- vie- mort- vie…et en haut, tout en haut, quelle sera la dernière tranche ?
Commentaires
j'aime beaucoup la métaphore du volcan sur les pentes duquel on s'installe sans trop savoir ce qui va arriver...
Bonne rentrée, Fabeli
Je me sens tout petit, j'ai du mal à commenter. Est ce dû au volcan, à cette réflexion sur la mort et sur la vie, je n'en sais rien...
Merci pour votre passage, je vois que nos propos relèvent du même enthousiasme.
La vie réserve son lot de jours où les volcans grognent, où des incandescences nous blessent de brûlures internes. Et puis, et puis il y a des jours où les emmerdemments se reposent.
Discrètement, ces jours là, on se relève et on fait un pas en avant, comme si on ne l'avait pas fait exprès.
Et malgré tout, on avance, pour peut-être s'éloigner du feu du volcan.
Je leur souhaite de bien se reposer, longtemps.
Amitiés.
Pierre
Coumarine, merci, et bonne rentrée pour toi aussi.
Phil, on est tous petits au pied d'un volcan.
Pierre, "Discrètement, ces jours là, on se relève et on fait un pas en avant"
un pas après l'autre, en avant, parce que derrière, de toutes façons, il n'y a déjà plus rien que des souvenirs.
beaujour fab.
oups !
belle métaphore, mais quelle tristesse !
j'espère que ce n'est que passager.
bien sur, il y a tout cela, mais si en plus nos yeux ne rient plus, qui le fera ?
allé, douce journée à toi
Sylvie, les mots viennent à un moment donné souligner un état d'âme et puis on se remet à marcher, on fait un pas en avant comme le dit si bien Pierre.
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