chantier à lire

Ici le port du casque n'est pas obligatoire! Les visites sont autorisées de jour comme de nuit. Les textes publiés ici restent la propriété de l’auteur

14 août 2009

Chat vous dit?

Je suis presque rentrée!
Les valises sont vidées,  le réveil s'apprête à reprendre du service.
Encore quelques jours de répit, de douce volupté estivale...

Alors, je me laisse vivre...

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En attendant, si comme moi, vous avez fini tous vos devoirs de vacances et que la plume vous démange, vous trouverez  un appel à texte sur le blog de Françoise Guérin, Mot compte double.

La proposition est originale et c'est ici : http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/relations-textuelles-appel-a-texte/plume

plume

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12 août 2009

Souvenirs...

...d'un parfum

On n’y pensait plus. On avait même enfermé cette histoire dans un coin de grenier mental plutôt sombre. Bouclé à double tour.
On marche dans la rue ou bien on patiente sagement dans la file d’attente. C’est égal, on a la tête dans le vague du quotidien.
Quand soudain le parfum vient cogner à la porte du souvenir. Il fait sauter les verrous. L’espace d’une respiration, on bascule dans une réalité oubliée. Une voix, un regard, une peau.
Tout est là, déballé au bord du cœur. On ferme à demi les yeux, on alentit le geste, on s’absente.
Mais déjà le parfum s’éloigne. On cherchera, nez au vent, un reste du passé.
C’est fini, tout est rangé. Le cœur tremble juste encore un peu.

fabienne novembre 2008

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09 août 2009

Souvenirs...

...de mon voisin

C’est mon voisin. Les voisins, c’est comme la famille, on ne choisit pas. Ils sont là quand on arrive ou bien ils arrivent quand on est déjà là. On n’a pas son mot à dire ; Pas de vote, pas de cooptation, pas de période d’essai. On se prend le voisin de plein fouet, un beau matin en partant bosser. Il sort la poubelle ou son chien et on le découvre d’un coup dans le paysage, dans notre paysage. Il s’intègre ou ne s’intègre pas, c’est pareil, il faudra faire avec.

Donc, ce voisin là, je l’ai découvert en arrivant ici, il y a quelques mois. C’est un voisin ordinaire comme il doit en exister des milliers un peu partout. Oui, ordinaire. Célibataire aussi, à plein temps. Bruyant ? Juste un peu. Disons qu’il n’a pas la même perception du bruit que les autres. Fermer une porte, une fenêtre, ce n’est pas bruyant en soi, sauf si on ne retient pas son geste , si on laisse claquer la porte ou la fenêtre. Voilà, c’est ça, il ne se retient pas . Il ne se retient pas de laisser claquer la porte, il ne se retient pas de chanter en sortant la poubelle. Il ne se retient pas de me saluer bruyamment et de loin. Il ne se retient pas non plus de partir promener son chien, mal fagoté, le bord de la chemise qui pendouille sur les fesses, de vieilles sandales battant aux pieds. Et ces mégots qu’il jette devant l’entrée de la résidence, marquant son territoire, comme une bête sauvage… C’est mon voisin…

Fabienne

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06 août 2009

Souvenirs...

d'infinitif

Raccrocher le téléphone. Marquer la page, poser le livre.
Se lever.Fatiguée.
Se lever. Marcher jusqu'à la cuisine. Préparer le repas.
Rincer, couper les légumes. Ne pas penser.
Déballer, couper la viande. Ne pas penser.
Chauffer, tourner, saler, poivrer. Sans réfléchir.
Guetter l'heure du retour. Comment leur dire ?
Ne pas leur dire. Impossible.
S'asseoir. Pleurer. Pleurer encore.
La porte ? Non, trop tôt, dans vingt minutes, seulement.
Se souvenir. Son rire, sa voix ; ses mains, ce matin encore. Des larmes.
Oublier le téléphone, oublier les mots de feu, oublier la lame dans son cœur.
Tenir son ventre, ne pas vomir.

Qui appeler ? Sa mère, son frère ? Trop loin, trop dur de parler.
Se relever, finir le dîner.

Se secouer. Bouger, ranger, nettoyer.
Ne plus penser. Tenir, tenir.
Mettre le couvert, compter les assiettes. Non !
Pleurer, encore, encore.
Ne plus contrôler les rafales de chagrin, sentir son cœur se déchirer,
craquer de toutes parts en longs gémissements.
Serrer les mains, taper des poings. Crier, pleurer. Pleurer. Pleurer.
Regarder l'heure. Penser à eux. Bientôt leur retour.
Comment leur dire ? Tout dire en bloc ? Trop difficile.
Donner les détails de l'accident ? Imaginer, voir la douleur, souffrir.
S'asseoir, les jambes coupées. Respirer, respirer.
Guetter les pas dans l'escalier. Se concentrer, ne plus penser, attendre.
Ne plus l'attendre. Des larmes dans les yeux, encore.

Non, guetter les pas, bien écouter. Ne plus pleurer.
Finir le dîner. Laver, essuyer, ranger.
Du bruit dans l'escalier. Se figer. Se vider. S'affoler.
Poser les yeux sur la porte. La regarder s'ouvrir sur leurs sourires.
Sentir les larmes revenir. Sentir son cœur défaillir. Se retenir. A qui, à quoi ?
Parler pour ne pas les affoler. Pleurer. Parler. Les écouter. Les consoler.
Non, juste les caresser, les embrasser. Mêler leurs larmes dans les baisers.
Les entourer, les envelopper, les protéger.
Ne plus bouger, enlacés, enchaînés.
Ne pas les lâcher, ne pas pleurer, les aimer encore et encore.
Sans arrêt ,sans réserve, les protéger, monter un mur, une forteresse
pour éloigner à tout jamais les mortelles pensées.

Fabienne

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03 août 2009

Souvenirs...

...de mon pays d'écriture

planisphere


Mon pays s'arrime aux  rives de l'inconscient

Il est territoire et monde à la fois

Une langue de terre tournée vers l’intérieur

Il existe, à moi de le savoir

Je le visite quand je suis seule, le soir

Du connu vers l’inconnu je pose mes pas

Les mots me sont repères, lanternes, lumignons

De lettre à l’être je trace ma route

Je jalonne, façonne, mes mains sont outils

Mes yeux miradors, je veille sur l’oubli

Indolente, je caresse mes lignes d’envie

Impatiente, j’affole les signes de vie

Images émues qui jaillissent

Et remuent mes entrailles

Images ténues que je garde

Et rappelle au bord des cils

En pays d’écriture j’accomplis un voyage

Un si long, si lent, si beau voyage

Au pays de l’écrit, je m’enfuis, je crie, je vis

D’écrire je me rassemble, je me ressemble

Fabienne 11.08.08

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30 juillet 2009

Souvenirs...

...d'assassin

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-Tu vois, j'ai bien fait le tour de la question, je suis sûre que le voisin d'en face a tué sa femme.

Depuis 5 ans que nous habitons ici, je les connais bien, tu penses ! D’ici, je vois leur cuisine et leur chambre. C’est drôle tout ce qu’on apprend sur les gens en les observant dans ces deux pièces. La cuisine, comme la chambre, c’est intime. Les gens sont naturels quand ils mangent, comme quand ils font l’amour. Tu m’écoutes ?

Soupir. Froissement de journal.

-Qu’est ce qui te fais dire ça ?

-Qu’il l’a tué ? Intuition féminine, mon cher. En trente ans de mariage, avoue que je me suis rarement trompée. La grossesse cachée de la fille du 5ème, le trafic du fils de la concierge, la double vie du notaire. Tu vois rien ne m’échappe ! Au début, ils se parlaient beaucoup à table, elle lui souriait, ils fermaient souvent les rideaux de la chambre, même en plein jour. Puis petit à petit, ça s’est dégradé. De longs silences à table, et les rideaux qui restaient ouverts. Et il y a trois jours…Tu ne veux pas savoir la suite ?

Journal. Soupir.

-Alors ?

-Eh bien, il y a trois jours, non, quatre, ce jeudi où tu es rentré tard de ton bridge. Je l’ai vu, lui, dans sa cuisine, à 9 heures du soir, qui aiguisait des couteaux avec soin, et après il passait le doigt sur la lame, pour voir, brrr! J’en avais la chair de poule. Tu irais, toi, aiguiser des couteaux avec minutie, à 9 heures du soir ? Et une fois qu’il a eu terminé, il a tiré les rideaux de la cuisine. Je te dis qu’il l’a tuée. Il en avait assez qu’elle aguiche tous les hommes du quartier en sortant habillée et maquillée comme un sapin de Noël. Que dirais-tu si je sortais attifée comme ça, hein! ? Ce que je me demande, c’est comment il a fait disparaître le corps. Même en morceaux, une femme, c’est encombrant ! Où tu vas ?

-Sortir le chien. Ils ont divorcé. Elle qui me l’a dit, hier, en sortant du bar où elle travaille.

Il ouvre la porte.

-Lui, il est artisan coutelier, rue Caulaincourt, je lui porte nos couteaux tous les ans.

Texte écrit dans le cadre de l'atelier Paroles plurielles  en janvier 2008


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27 juillet 2009

Souvenirs de...

... La crique aux mouettes

On y pensait depuis longtemps. Partir, larguer les amarres du quotidien. On l’a fait. En juin. Derrière nous les années de galères au boulot. Derrière nous les rendez-vous cachés, les coups de fil murmurés.  Cap sur l’aventure, l’inconnu, l’improbable. De toutes façons, avec Muriel, j’irais au bout du monde.

Le premier mois, super ! Le bateau ne posait aucun problème, rallier Sète à Ibiza non plus. On s’est posés au nord de l’île, côté sauvage. Muriel travaillait des figurines et des bijoux avec inspiration. Du vert, beaucoup de vert. Est-ce que j’aurais dû y voir un présage ? Le soir, après dîner, on marchait sur la plage Elle cueillait coquillages et bois flottés, j’échafaudais mille projets pour le retour. Finir ce projet de logiciel, créer enfin ma propre boite. Elle disait « Tu peux y arriver, c’est sûr, ça va marcher » De temps en temps elle partait au village le plus proche et vendait quelques unes de ses créations, contente de son succès. Je disais « Tu vois, je savais que ça marcherait, tu fais du beau, les gens ne s’y trompent pas »

Si j’avais su ! Avoir tout bazardé, boulot, maison, mariage. Parce que j’y croyais. Parce que faire un truc fort comme ça, dans une vie, ça change tout. Dans la glace, le matin, le Bertrand qui me souriait, je le trouvais sympa, fonceur et serein. Le Bertrand, il a rien vu venir. Elle a juste dit « Je vais chercher le pain » A ce moment là, on étaient au sud de l’Espagne. Petit port de pêcheurs, presque pas de touristes. Si, un justement. Un amerloc, short, casquette et coups de soleil. Il a parlé new art, business, dollars. Muriel a dit « Ok » Elle a tout pris, les poupées, les colliers, les bouts de tissus. Il attendait dans la méhari de location. «  Ecoute, c’est la chance de ma vie. Tu disais toujours fonce, Bébé, t’as du talent. Alors je fonce »

Et moi ? Mon rêve a pris du plomb dans l’aile. Il s’est vautré sur le pont du bateau, mon rêve. Rentrer ? Pour quoi faire ? Sonner à la porte de mon ex-femme « coucou, chérie ! Joker ! » Accepter les sourires de consolation de mes potes ? Si j’ai encore des potes !
Alors je glande ! Ici la vie n’est pas chère. Poisson pêché, canettes de bières…je glande ! Je promène les mémères de passage jusqu’à la crique aux mouettes « Si, seniora, baňo desnudo, possible » Elles gloussent de plaisir à l’idée de faire trempette en nu intégral sous l’œil du vieux mari émoustillé. Au retour, je suis parfois obligé d’en séparer certains. Ils me font le coup de la nouvelle lune de miel ! Ah ! Non, pas de ça chez moi ! Moi, j’ai les c… qui débordent depuis que Muriel s’est barrée, alors pour vos cochonneries, allez voir ailleurs si j’y suis !

Fabienne

(Consigne 72 de Paroles plurielles)

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26 juillet 2009

Vacances?

ancienne_televisionC'est l'été, le temps des vacances, des absences et des rediffusions!

Le chantier n'échappera pas à cette tradition estivale.

C'est décidé, cet été, je rediffuse!

Je pioche au hasard (enfin presque!) dans les deux années d'archives du chantier et je vous donne à lire sans me fatiguer!!!
Enfin presque...parce que par ailleurs, je travaille dans la plus grande discrétion! Je gratte chaque jour (enfin presque!)du papier, du papier, encore du papier.
Ce qu'il en sortira? Mystère et boule de gomme!!!

Bonne lecture ou...re-lecture!

et rendez-vous après le 15 août

d'ici là, je vais aller voir ailleurs si j'y suis...


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25 juillet 2009

Les vacances de Martine 4/4

PICT0619

-Laissez-moi voir ça.

D’un geste sûr elle tâte la cheville endolorie.

-Une légère entorse. Il faudrait un peu de glace et du repos.

-Habituellement je préfère mettre la glace dans mon martini, mais si vous y tenez…Quant au repos, j’y suis justement. Quelques jours entre deux missions.

Martine a levé les yeux vers le visage de l’inconnu et ne peut retenir une exclamation de surprise.

-Oh ! James !

-Ma chère, on ne peut rien vous cacher !

-Votre séance de jogging s’arrête ici, on dirait. Mon hôtel n’est pas loin. Voulez-vous mon aide pour boitiller jusque là ?

-Inutile de vous donner tant de peine mademoiselle… ?

-Martine.

-Martine !

Il presse le médaillon qu’il porte autour du cou. Aussitôt, un scooter des mers, qui évoluait à quelques distances de la plage, se rapproche à grande vitesse et s’échoue sur le sable. Sautant de l’engin, un colosse au regard sombre se précipite à grandes enjambées.

-Vladimir, aide-moi à monter sur la machine, ainsi que mademoiselle. Martine, vous viendrez bien à bord vous occuper de cette poche de glace ?

Martine acquiesce, rougissante et court reprendre son sac. Vladimir a saisi James dans ses bras et le porte jusqu’au scooter puis revient chercher Martine, toute émue de se sentir soulevée comme une fillette. L’engin démarre dans une gerbe d’écume et les voilà bientôt à bord d’un superbe yacht, dissimulé dans une crique.

Une fois installé sur le pont, les deux nouveaux amis font plus ample connaissance. James amuse Martine avec quelques anecdotes croustillantes sur ses dernières missions, tandis que la jeune femme lui masse la cheville avec douceur. Elle dispose ensuite la fameuse poche de glace fournie par un Vladimir mystérieusement réapparu. Martine se demande un instant s’il les a suivi à la nage.

La journée se poursuit de la façon la plus agréable qui soit. Au cours du déjeuner improvisé sous une pergola, Martine confie à James l’admiration qu’elle a pour lui et combien elle tremble de le voir parfois en difficultés. James lui dévoile alors quelques astuces de tournage.

Le jour s’incline, James et Martine contemplent un magnifique coucher de soleil. Les mots se sont enfuis, laissant place à un silence éloquent. Les épaules se frôlent et les mains…quand Vladimir, d’un ton brusque, intervient.

-Il est cinq heures.

Martine le regarde, étonnée. Il doit être bien plus tard que cinq heures puisque le soleil se couche. Vladimir insiste.

-Il est cinq heures mademoiselle !

La saisissant aux épaules d’un geste brusque il crie presque.

-Il est cinq heures !

Martine se débat, repousse les mains puissantes. Rien à faire, elle ne peut éviter la voix tenace qui envahit son esprit.

-Martine, il est cinq heures ! Il faut te réveiller ma chérie! On part en vacances !


Bonnes vacances à tous!


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23 juillet 2009

Les vacances de Martine 3/4

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Martine sort doucement du sommeil sous la caresse d’un rayon de soleil qui taquine le rideau. Repoussant les draps de soie, elle s’étire avec de petits soupirs d’aise, puis se lève d’un bond pour se précipiter sous le jet massant de la douche. D’un doigt gourmand elle pianote sur le clavier de commande. Force un, une brume légère effleure sa peau. Force deux, l’étreinte se resserre, Martine ferme les yeux. Force trois, la puissance aquatique se déchaîne, les dernières traces de sommeil sont balayées. Inutile de se presser, personne ne viendra réclamer son tour en tambourinant sur la porte avec vigueur.

C’est presque à regret qu’elle quitte son cocon liquide. Mais bientôt la perspective de cette nouvelle journée de vacances dessine un sourire sur son visage. Qui sait ce qui l’attend aujourd’hui ? Hier déjà, elle sait qu’elle a passé une journée délicieuse. Sur la place du marché, devant l’étal du primeur, elle a fait une rencontre inattendue. Tandis qu’elle tâtait quelques melons à la recherche du spécimen parfait, elle écoutait d’une oreille légère la conversation d’un client avec la jeune vendeuse. On cherchait à connaître la recette de la pipérade, et la jeune fille avouait son ignorance avec un sourire désarmant. Martine offrit ses connaissances culinaires au bel inconnu qui, pour la remercier, l’emmena déjeuner sur la corniche. Elle finit par reconnaître A. D., l’acteur en vue du moment.

Que lui réserve donc cette nouvelle journée ? Sous un  ciel radieux, Martine sort de l’hôtel pour se diriger vers le bord de mer. Sa robe légère frémit sous la brise matinale, dévoilant ses jambes déjà hâlées. Sur la plage, quelques surfeurs assidus guettent la vague. Martine s’installe à l’écart et sort de son sac le troisième tome de la saga des morts vivants : « les cercueils se rebiffent »


Elle laisse un instant errer son regard sur l’horizon. Quelques voiliers presque transparents dans la brume marine l’entraînent au fil une rêverie charmante, quand soudain entre dans son champ de vision une silhouette masculine trottinant sur la grève. Délaissant les mirages de l’horizon, Martine s’attarde sur le corps musclé du coureur. Un short moulant souligne une anatomie parfaite et sur son torse nu brille un médaillon argenté. Aïe ! L’homme a chuté lourdement sur le sable. Il grimace en tenant sa cheville. Voyant que les surfeurs ne quittent pas des yeux la houle, Martine abandonne les morts vivants pour se porter au secours du blessé.

à suivre...

Posté par fabeli à 08:52 - MARTINE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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